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# SIGNATORY VINTAGE

 

Signatory logo

 

Signatory Vintage est une entreprise écossaise basée à Newhaven, près d'Edimbourg. C'est un embouteilleur indépendant de whisky. L'entreprise a été fondée de 1988 par Andrew Symington. Andrew

En presque vingt ans d'existence, l'entreprise est devenue le deuxième embouteilleur indépendant au monde. L'entreprise a commencé en vendant des single malts provenant de distilleries fermées, ou qui ne commercialisaient pas d'embouteillages officiels. Elle s'est aussi fait la spécialité de single cask et single strength.

Depuis 1992, Signatory Vintage possède sa propre chaine d'embouteillage.

En 2002, Signatory Vintage est devenu le propriétaire de sa propre distillerie en rachetant Edradour, la plus petite distillerie d'Ecosse.

Edradour5

 

DISTILLERIE  EDRADOUR

Edradour est une des plus petites distilleries commerciales d'Ecosse, elle est située à la sortie de la ville de Pitlochry, dans le Perthshire.

Fondée en 1835, Edradour a conservé des méthodes de production traditionnelles et elle ne produit que 15 fûts par semaine. La distillerie n'a que 3 employés qui produisent le whisky avec peu d'automatisation.

Andrew Symington, embouteilleur indépendant et fondateur de Signatory Vintage, a racheté la distillerie en 2002 au groupe Pernod Ricard.

Depuis 2010, avec la création d'un entrepôt, l'élevage des whiskies se fait sur place.

 

Liste des produits proposés

Cream liqueurEdradour 10 ansBallachin 10 ansEdradour Un-Chillfiltered collectionStraight fron the CaskThe Decanter CollectionEdradour 30 ans.

En 2006, Andrew Symington lance une sélection single Cask Edradour 10 ans "rum finish" dans un fût de chêne ayant contenu du rhum vieux de La Réunion.Edradour entree

Edradour 12

Andrew 1Andrew  SYMINGTON

2018  SIGNATORY  VINTAGE  fête ses 30 ans

Nul amateur de single malts n'ignore les éditions single cask de Signatory Vintage, entreprise fondée en 1988 par Andrew Symington, maître du Quaich et personnalité très respectée dans les cercles du whisky écossais.

Dans les années 80, Andrew était directeur adjoint de l'hôtel Prestonfield House à Edimbourg. Etablissement cinq étoiles aménagé dans un manoir du début du XVIIIè siècle. Edinburgh prestonfield reviewDe nombreux producteurs de whisky y recevaient leurs clients ainsi que des VIP, et l'hôtel disposait d'un choix exceptionnel de whiskies de malt. Andrew s'est intéressé de plus près au scotch whisky, jusqu'à proposer quelques embouteillages Prestonfield puis, en 1988, il a lui-même acheté un fût et abandonné la sécurité d'emploi pour devenir embouteilleur indépendant.

En 1988, le whisky de malt était encore relativement méconnu, les seuls embouteilleurs indépendants digne de ce nom étant à l'époque Gordon & MacPhail et Cadenheads. Mais la situation allait vite évoluer : cette année-là, United Distillers (DIAGEO) lançait sa "Classic Malts Selection" qui a ouvert le marché des single malt.

 

LES ANNEES 80

Même s'il affirme l'avoir ignoré, Andrew enfonçait une porte ouverte. Si, en 1978, le single malt représentait en termes de chiffre d'affaires moins de 1% du marché mondial du scotch whisky, son destin n'allait pas tarder à changer.

En 1980, un colloque organisé par des firmes de whisky avait estimé que les exportations de single malts devraient augmenter de 8 à 10% au cours des cinq années suivantes. En fait, la croissance pour cette période a été deux fois plus importante que prévue, les propriétaires de distilleries ayant entrepris de suivre l'exemple donné par Glenfiddich dès le début des années 1960, et elle ne s'est pas démentie depuis. Nous étions à l'aube de l'ère appelée "renaissance des single malts.

Andrew a ouvert un bureau / entrepôt dans le port de Leith, à Edimbourg, puis est devenu membre de Food From Britain (organisation parrainée par le gouvernement britannique), ce qui lui a permis de participer à des présentations en Allemagne, en France et en Italie, rencontrer des importateurs, et partager le coût de son premier fût.

A cette époque, l'industrie du whisky était en pleine crise, on trouvait sur le marché quantité de fûts âgées, provenant en particulier de distilleries fermées. Il n'était pas nécessaire de faire des recherches approfondies pour trouver les grands noms, ils étaient tous disponibles : Port Ellen, Ladyburn, Kinclaith, Craigduff, etc ..... , à des prix modiques. Et comme c'était des raretés, ils intéressaient de plus en plus de connaisseurs et de collectionneurs.

Mais Andrew manquait d'argent, pendant les cinq premières années de son activité de négoce, la maison de ses parents a servi de caution pour ses emprunts bancaires. Il partageait un entrepôt sous douane avec un fournisseur d'équipements maritimes à Leith, et il remplissait à la main ses mignonnettes qui servaient d'échantillons. Avant d'aménager sa propre petite chaine d'embouteillage, ses fûts étaient principalement mis en bouteilles par Peter Russell, à Broxburn.

 

LE BOOM DES ANNEES 90

Le début des années 1990 voit la création de nombreux embouteilleurs indépendants mais, tandis que l'intérêt pour le whisky de malt se renforce au cours de la décennie, les propriétaires de marque cèdent moins volontiers leurs propres fûts, ce qui est compréhensible. Ils entreprennent même de racheter des fûts détenus par des courtiers.

Les embouteilleurs indépendants rencontrent de plus en plus de difficultés pour dénicher des fûts de qualité. C'est pourquoi les acteurs les plus importants du secteur se sont lancés dans une politique d'acquisition ou de construction de leurs propres distilleries, notamment Signatory qui acheta la distillerie Edradour en 2002.

Signatory est actuellement à la tête de quelque 21 000 fûts qui vieillissent dans une quarantaine de chais disséminés dans toute l'Ecosse, sans compter la production d'Edradour, et met en bouteilles un millier de fûts par an.

L'ambition d'Andrew, c'était d'être propriétaire d'une distillerie. En 1994, il avait envisagé d'aquérir une partie de la Caledonian Distillery, à Edimbourg, qui avait fermé en 1988, mais le conseil municipal avait exprimé des inquiétudes concernant l'accès, et de toute façon, elle était gigantesque.

Ensuite, en 1996, Andrew a fait une offre d'achat pour acquérir la Distillerie Ardbeg, mais Glenmorangie a surenchéri. Trois ans plus tard, Andrew a conclu un accord avec Brian Ivory, le président de Highland Distillers, pour acheter Glenturret, mais il a quitté l'entreprise lorsque celle-ci a été dénationalisée au cours de la même année, et le nouveau PDG avait décidé de ne plus vendre.Brian ivory

Lors de l'acquisition en 2001 de Chivas Brothers et ses distilleries par Pernod Ricard, Andrew Symington a estimé que la multinationale pourrait être prête à céder Edradour, la plus petite distillerie d'Ecosse et la plus jolie.Edradour lieu

Il la connaissait bien pour y avoir emmener des distributeurs de Signatory et appréciait son charme un peu désuet. Mais son offre d'achat est rejetée une fois de plus. C'est alors qu'en mars 2002, au Whisky Live de Londres, il rencontre Georges Nectoux, le dynamique PDG de Pernod, lui aussi amoureux d'Edradour où il avait séjourné à maintes reprises quand il était directeur général de Campbell Distillers, filiale de Pernod et propriétaire de la distillerie.

Il s'est avéré que Georges était prêt à vendre à quelqu'un qui respecterait le site et en prendrait soin, mais il en voulait 7 millions de livres sterling. Lors d'une réunion dans les bureaux de Chivas, à Paisley, Andrew a laissé entendre que sa valeur réelle s'élevait à 5,2 millions de livres sterling, et les deux hommes sont tombés d'accord sur la somme de 5,4 millions de livres sterling.

 

RENOVATION INTERNE

Après avoir transvasé une grande partie du stock dans des fûts rafraîchis, souvent d'anciens fûts de vins qui conviennent bien au style du distillat d'Edradour, Andrew a produit un malt tourbé sous l'étiquette Ballechin, d'après le nom d'une distillerie de la région fermée depuis longtemps, et s'est lancé dans un intensif programme de rénovation interne, à savoir l'ouverture d'une boutique proposant de très nombreux flacons Signatory, d'un bar de dégustation doté de plus d'une centaine de whiskies, la création d'une salle d'embouteillage, d'une suite hôtelière, et d'un nouveau chai.Bar edradour

En 2013 - 2014, il était évident que nous faisions face à une rupture de stock imminente, l'équilibre entre Edradour et Ballechin était devenu précaire. Il a donc été décidé de construire une nouvelle distillerie sur un site voisin, de l'autre côté de l'Edradour Burn, le torrent qui traverse la distillerie.

Edradour 2  (il était impossible de l'appeler Ballechin sans modifier la marque de l'intégralité du stock de Ballechin) reproduit très exactement, dans leurs moindres détails, chaque élément de sa distillerie soeur, jusqu'aux petits alambics rivetés, la cuve d'empâtage munie d'un fourquet à rateau, et même l'antique réfrigérateur Morton (le dernier en Ecosse), pour obtenir un distillat identique à celui d'Edradour 1, en témoignage de son eau-de-vie dont les premières gouttes se sont écoulées le 8 janvier 2018.

Aujourd'hui, la distillerie d'origine produit un Ballechin tourbé, le nouveau site produit un Edradour non tourbé, soit 100 000 litres d'alcool pour chaque établissement. Ce volume devrait atteindre 300 000 litres en 2019, pour une capacité maximale de production de 500 000 litres. Discrètement dissimulés derrière la nouvelle distillerie, des chais se succédant sur une longueur de 400 mètres peuvent accueillir 22 000 fûts. Les nouveaux bâtiments d'Edradour 2 sont bien plus spacieux qu'Edradour 1, mais tout comme ceux de la distillerie d'origine, leurs murs sont blanchis à la chaux, leurs portes et encadrements de fenêtres peints en rouge écarlate.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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